Plongée dans l’univers des météorites

Fragments de corps célestes échoués sur Tarre, les météorites fournissent aux chercheurs de précieuses informations pour comprendre la naissance et l'évolution du Système solaire.

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Le Muséum national d’Histoire naturelle possède l’une des plus importantes collections de météorites au monde. Elle en compte près de 4 000 échantillons, des chutes plus récentes aux plus anciennes ! Parmi elles, Ensisheim, tombée sur le sol alsacien en novembre 1492, ou quelques fragments de Tcheliabinsk, qui a atterri en Russie en février 2013.

Elles sont une source de renseignements pour les scientifiques qui cherchent à comprendre comment se sont formés et ont évolué le Soleil et les planètes qui l’entourent.

Les météorites primitives (les chondrites), sont des fragments des corps rocheux qui se sont formés en même temps que le Soleil. Elles fournissent des informations sur l’origine du système solaire et permettent notamment de déterminer son âge.

Les météorites différenciées sont, elles, des témoins de l’évolution des planètes. Contrairement aux météorites primitives, elles ont suivi une évolution analogue à celle des planètes internes du système solaire. L’exposition présente notamment des météorites provenant de Mars et de la Lune.

Les cratères d’impact, sont les cicatrices de collisions entre corps du Système solaire. Ils couvrent la surface de la Lune et des autres corps sans atmosphère, tandis qu’ils ont eu tendance à s’effacer sur Terre sous l’effet de l’érosion et de la tectonique des plaques. Résultant d’une brutale libération d’énergie, la cavité a un diamètre 20 à 30 fois plus important que celui de la météorite qui l’a engendrée. Ainsi, on estime que le « Meteor Crater » en Arizona, aux Etats-Unis, dont le diamètre est de 1,2 km, a été formé par la chute d’un objet de 40 m de diamètre, dont seuls quelques fragments ont survécu à l’explosion : c’est la météorite de Canyon Diablo.