Le rift est-africain, traversant plus de 20 pays, s’étend des chutes du zambèze, à la frontière de la Zambie et du Zimbabwe, jusqu'au pied du massif des taurus en turquie. Il est au cœur d’une vaste région dont l’évolution géologique et humaine est à découvrir dans l’exposition.


Du 14 avril au 11 juillet 2005

La Rift Valley s’expose dans Rift, histoires de l’Est-Africain ! En géologie, un rift désigne un grand fossé d’effondrement le long d’une fracture terrestre. Le Rift Est-Africain, parcourant près de 7 500 kilomètres, façonne tout un territoire, marqué par une géographie particulière et des spécificités culturelles. Une richesse mise en valeur par une approche multidisciplinaire.

L’évolution géologique de la Vallée du Rift africain

Une carte de la Vallée du Rift Est-Africain est reproduite au sol. Autour, cinq panneaux renseignent sur les phénomènes géologiques du Rift : dérive des continents, points chauds, infiltration de l’eau dans la Vallée, formation de la Mer Rouge… Des minéraux de l’est africain sont à contempler dans des vitrines.

La paléontologie du Rift

Des millions de fossiles, remarquablement conservés, ont été trouvés dans le Rift Est-Africain. L’un d’eux est particulièrement célèbre : l’hominidé femelle Lucy, déterrée dans la dépression de l’Afar en Éthiopie en 1974.

Considéré comme un "générateur d’évolution", pour sa diversité environnementale, géologique et climatique, le Rift Est-Africain a un rôle central dans l’hypothèse de l’East Side Story formulée par le paléontologue Yves Coppens en 1981. Le visiteur est amené à réfléchir sur les arguments en faveur des différents scénarios sur l’origine de l’Homme.

Les paysages et les hommes

Une forêt d’images permet de prendre conscience de l’incroyable diversité des paysages, de la faune et de la flore autour du Rift. Gnous, antilopes, grues ailées, zèbres naturalisés des collections du Muséum national d’histoire naturelle, reflètent la variété des espèces vivant sur le territoire.

Trois étages se distinguent : Les hautes terres, intermédiaires et basses terres. Les premières, essentiellement agricoles, sont une ressource à la fois alimentaire et monétaire pour les familles paysannes. Les deuxièmes sont des lieux d’élevage qui offrent de grands pâturages aux chèvres, bovins et dromadaires. Certains groupes, depuis longtemps spécialisés, sont reconnus pour la richesse de leur tradition et l’extraordinaire symbiose qui les unit à leurs troupeaux. Les troisièmes, plus arides, génèrent peu de ressources. Elles ont néanmoins su tirer parti de l’écotourisme de masse et sont devenues une destination idéale pour les amateurs de safaris.

L’histoire des sociétés humaines

Trois huttes accueillent trois thématiques clés du développement des sociétés. À commencer par les nombreuses langues parlées le long du rift: plus de 300 réparties en quatre grands groupes linguistiques. L’ancienneté de la tradition de l’écrit et l’organisation sociale dans la région sont ensuite abordées. Enfin, une large place est faite aux arts entre les monuments mégalithiques, les peintures rupestres et les sculptures contemporaines d’artistes du Zimbabwe.