Deux villes, deux volcans, deux catastrophes, à presque deux millénnaires d’intervalle. L’exposition propose de redécouvrir les éruptions dramatiques du vésuve et de la montagne pelée, qui comptent parmi les plus destructrices.


Du 16 novembre 2002 au 12 mai 2003

Après le Pavillon Bougenot, à Fort-de-France, c’est au tour de la Galerie de Minéralogie et de Géologie de recevoir l’exposition Volcans meurtriers, les destins tragiques de St Pierre et Pompéi. Elle met en relation deux des éruptions les plus dévastatrices : celles de la Montagne Pelée en 1902 et du Vésuve en l’an 79. Les villes de Saint-Pierre, à la Martinique, et de Pompéi, en Italie, furent anéanties.

Deux sculptures, évoquant la lave et ses effets redoutables, des artistes Noël Pasquier et Carlos Villegas Ivich, donnent le ton, dès l’entrée. Le filmé tourné par Thomas Edison à Saint-Pierre, deux ans après la catastrophe, ouvre le parcours. A travers un planisphère et une carte des reliefs des fonds océaniques, le visiteur découvre qu'il existe plusieurs types de volcans, leurs particularités, et de quelles façons les volcans sont répartis dans le monde. 

Saint-Pierre avant l’éruption et signes annonciateurs

Des photographies et une grande maquette montrent la jolie ville de Saint-Pierre avant la tragédie : ses constructions, ses bateaux et la vie de ses habitants. Aussi, les signes annonciateurs de l’éruption meurtrière du 8 mai 1902 sont évoqués : l’activité de la Montagne Pelée s’était déjà manifestée à plusieurs reprises, notamment en 1851.

Nuées ardentes

Alfred Lacroix, professeur de minéralogie du Muséum national d’Histoire naturelle passionné par les volcans, se rend en Martinique dès octobre 1902. Ses observations lui permettent d’expliquer la formation des dômes et des nuées ardentes. Mélanges de cendres et de gaz chauds, celles-ci dévalent subitement les flancs du volcan à près de 500 km/h. Divers témoignages, ainsi que des objets fondus lors des nuées ardentes, soulignent l’horreur du phénomène.

Pompéi

Dans cette partie, le visiteur découvre les points communs entre la tragédie de Saint-Pierre et celle qui se produisit à Pompéi, le 24 août de l’an 79. L’histoire du lieu et la chronologie de la catastrophe lui sont rappelées. L’émotion s’accentue devant la reconstitution grandeur nature de ruines archéologiques avec des moulages restituant la position des victimes du Vésuve. Ce volcan a également inspiré des gouaches italiennes présentées ici.

La surveillance aujourd’hui

Alfred Lacroix est à l’origine du premier observatoire français de volcanologie, créé à la Martinique pour suivre l’activité de la Montagne Pelée. Cette dernière section met en avant les méthodes d’analyse en volcanologie et sismologie, qui doivent anticiper de nouvelles éruptions.

Pour en savoir plus sur l’exposition, consultez le site dédié : http://expo-volcans.mnhn.fr/